Tantôt mues par la dynamique organique, tantôt figées dans une immobilité minérale, les formes qui surgissent sous le pinceau ou la plume de l’artiste ne doivent leur évidence et leur pouvoir de suggestion qu’à cette faculté remarquable de l’artiste, difficile puisqu’antinomique : maîtriser la ligne selon une calligraphie à la fois élégante et inventive, mais tout aussitôt se déprendre d’une virtuosité de l’écriture, afin de se soumettre aux hasards heureux de l’automatisme psychique. C’est parce qu’il s’abandonne aux impératifs de sa nature profonde (Kandinsky parlait de « nécessité intérieure ») et qu’il ne sait peut-être même pas ce que ses marques vont produire, que Thomas Van Gindertael en arrive à imposer un univers micro ou macroscopique tout à fait inédit sur le plan iconographique, et convaincant par ses qualités plastiques. Témoignage confidentiel mais probant à propos des mystères et des évidences qui hantent les espaces du dedans… Serge Goyens de Heusch
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